jeudi 30 juillet 2015

Le pique-nique de juin à Cravent


Photos Cyriaque Rioux

La journée a été magnifique, m’a-t-on raconté, il n’y avait jamais eu autant de monde. Un carré d’oignons a été désherbé. Et recevez mes plus plates excuses pour ce retard à la publication, mais j'attendais d’autres photos qui ne sont pas arrivées. Au cas où elles finiraient par trouver le chemin, je les intégrerai à un autre post…
mlb








dimanche 14 juin 2015

Pesticides, consultation publique en Île-de-France



Information transmise par Annie Stagliano

Le Conseil régional d’Île-de-France organise sur son site une consultation en ligne, « Peut-on se passer de pesticides en Ile-de-France ? »
Il est urgent d’aller y donner son avis, d’autant que la FNSEA a prévu in lobbying intense pour faire monter le « Non ». Faites-y donc un saut, c’est un simple clic (pas d’adresse ni de nom à donner…)

Et si, en prime, vous pouvez en faire la pub, ça n’en sera que mieux.

Samedi 27 juin, à La Roche-Guyon


Son nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez très probablement déjà entendu sa musique. À la radio, en accompagnement de chanteurs (Francis Lalane, Jean Guidoni… et tout spécialement Philippe Léotard, le comédien chanteur dont il fut le compositeur et arrangeur attitré) ; à la télévision, où il a composé des génériques d’émissions (« Moi je », par exemple) ou au cinéma (« La Belle Histoire », « Tout ça pour ça », « les Fauves »…). Il a également travaillé sur un projet artistique accompagant la destruction de barres aux 4 000 de La Courneuve, a composé un opéra pour enfants (« La Guerre des boutons »), a chanté à l’opéra (« Brundibar »), et j’en oublie… Pour moi, Philippe, c’est un grand ami, pour nous, habitants de la Boucle, un voisin : il habite à La Roche-Guyon, et quelques Amapiens sont déjà allés l’écouter il y a quelques mois, à l’occasion de la répétition d’un spectacle. Demandez-leur, ils n’ont pas été déçus ! Si donc vous en avez la disponibilité, ne manquez pas, le 27, sa « Carte blanche au château », où il a choisi de partager sa musique avec la harpiste Avrill et le contrebassiste James Treasure. 
mlb

Photo Sandrine L’Ara
   

jeudi 7 mai 2015

Gilles, une vie à « faire sa part »

Gilles et Miss Orpi, une poule rousse de race Orpington

Dans la série « Ils font l’Amap », le numéro 2.
(attention, à la fin, il faut cliquer sur Plus d'info » pour avoir la suite…)

Tout dans sa vie l’a amené à aimer le jardin, la campagne, la forêt, et à s’occuper de cultiver et préserver cet environnement. Professionnellement, il s’efforce de tirer le meilleur parti de nos déchets, en polluant le moins possible, et en dépolluant aussi. Chez lui, il cultive un petit jardin potager, s’occupe de six poules resplendissantes, bricole dans la maison et vie sa vie de mari et père de famille comblé par trois filles. Le week-end, il court, dans les bois et la campagne quand il s’entraîne, en montagne pour des trails où l’on va au bout de l’effort. Et il trouve encore du temps à consacrer à notre Amap…

L’écologie a toujours fait partie de sa vie, d’abord grâce au jardinage dont Gilles a acquis le goût dans les pas de son grand-père. « Il s’occupait de quatre potagers différents, un chez lui, deux jardins ouvriers, plus le potager qu’il venait cultiver chez nous. » Son métier était à l’opposé, il réparait les pompes d’une raffinerie ; cette (trop) grande proximité des hydrocarbures lui avait permis de se rendre compte que la chimie n’était pas le meilleur pour la santé, et l’incitait à la prudence avec les engrais et autres intrants ; il préférait faire du compost et ses propres préparations. Sur ses pas, donc, son petit-fils apprenait, regardait faire, aidait un peu, et l’imprégnation a perduré. « Quand on s’est installés avec Sandrine, j’ai tout de suite voulu une maison avec jardin pour pouvoir faire mon potager ; je n’ai pas le temps d’en faire un grand, comme lui faisait pour toute la famille, mais ce petit nous permet d’avoir quelques produits frais. »
Le jeune Gilles n’aimait pas que le potager, mais aussi les balades à vélo dans les chemins creux des bois voisins (il a toujours vécu à la campagne), dont il revenait bien pourvu de châtaignes ou de mûres, selon la saison. « C’était naturel pour moi de vouloir préserver au mieux la terre, la forêt, parce qu’il est essentiel de pouvoir se promener, d’avoir de l’oxygène qui est produit par les plantes. Ça a toujours été un peu ma façon de vivre. »
Tout naturellement l’écologie s’est invitée dans son métier. Enfant, il avait envie d’être menuisier, mais la mode des études régnait encore en souveraine à l’époque (il est né en 1971), et ses parents n’y dérogeaient pas. Ingénieur ? Pourquoi pas. Dans les Eaux et Forêts par exemple, il se voyait bien balader tranquille au milieu des arbres… « J’étais un peu trop dilettante pour les Eaux et Forêt, je suis allé vers une école d’ingénieur, sur Orléans ; de la géologie et de l’hydrogéologie appliquées à l’environnement – recherche des ressources en eaux, forages, traitement de l’eau, des déchets, des sols pollués, etc. » Ce qui l’a amené sur la branche déchet de Veolia où, après le traitement des fumées, le tri des déchets, le compostage, il s’occupe aujourd’hui des décharges, de leur conception à leur fin, du traitement optimal pour l’environnement, de la transformation du terrain quand elles n’y sont plus, avec les activités qui peuvent s’y développer ensuite.
La famille n’échappe pas à la règle de l’écologie appliquée. Certes aucune des trois filles n‘a l’âme jardinière ni de vocation environnementale, mais elles savent éteindre la lumière, fermer un robinet ou ne pas jeter un papier par terre ; et si l’aînée, Zoé (16 ans), envisage de faire médecine, c’est vers l’orthopédie et l’ostéopathie. Gageons que leurs papilles, habituées au goût de succulents légumes, réclameront toujours du bon, du bio. Leur mère, actuellement professeur des écoles dans une maternelle du Val-Fourré, est hydrogéologue de formation. Gilles et Sandrine se sont rencontrés au boulot, au centre de recherches Veolia de Limay. « Je travaillais sur le traitement des fumées, elle faisait une thèse sur les couvertures des décharges. Et maintenant je m’occupe de décharges, son métier d’avant. » Alors ici, on n’utilise pas d’eau en bouteille de plastique – « à part quelques pétillantes » –, on a trouvé une carafe pour filtrer l’eau courante trop chargée en nitrates, on récupère l’eau pluviale dans des cuves, pour arroser le jardin et nettoyer les outils. « Si j’avais fait construire la maison, j’aurais mis un réservoir d’eau pluviale avec un circuit pour les toilettes, la machine à laver. »
Grâce au bio, on peut cuisiner les légumes jusqu’au bout de leurs fanes, mais il y a tout de même des déchets qui vont nourrir le compost et agrémenter le menu de six poules ; elles fournissent en échange un bon contingent d’œufs frais. Les trois chats donnent, eux, de grandes rations de câlins.
Le métier de Gilles est plutôt sédentaire, au moins dans la posture car il se déplace dans toute la France ; mais qu’il soit devant son ordinateur, en réunion ou dans le train, c’est toujours assis, et dans une « boîte », pour reprendre l’image de Pierre Rabhi. Alors son temps libre doit être physique, et au grand air. Heureusement le jardinage est dans ses gênes et lui permet de se « vider la tête » ; « être à l’extérieur, pouvoir toucher la terre, cultiver ses propres légumes, s’occuper de ses poules, tailler ses arbres, c’est une vraie rupture par rapport au travail. » À la rigueur, il restera enfermé pour du bricolage, la maison qu’ils habitent depuis quinze ans à Rosny-sur-Seine lui en sait gré. Mais son sport n’est pas en salle, c’est sur des chemins de campagne, dans les bois et souvent en montagne. 
Ça a commencé il y a dix ans quand, du jour au lendemain, il a arrêté de fumer ; « pour tenir, il fallait que je fasse quelque chose, sous peine de reprendre, et je me suis mis au sport. » Ce fut d’abord le roller – il n’en avait jamais fait –, de façon à « [s’]occuper la tête et les jambes » ; il est entré dans un club, a fait les 24-Heures du Mans en roller, a traversé l’Allemagne en roller, a fait une virée en Hollande… Pour s’entretenir, il s’est mis à courir et y a pris goût ; aujourd’hui, il fait du trail, de « la course à pied sur longue distance en milieu naturel » (merci Wikipedia). Il s’entraîne beaucoup : « Pour ne pas trop empiéter sur la vie familiale, je fais ça tôt le matin ; ce matin, samedi, j’ai couru entre 6 heures ½ et 7 heures ½, demain matin ce sera de 7 heures à 10 heures. Je vais surtout dans la forêt de Rosny, qui est un petit peu pentue, vers un petit village qui s’appelle Bellecôte, ça donne une idée. Le but, c’est d’aller courir en montagne. »
Et il ne s’en prive pas. En mars il était sur le Ventoux, en avril sur la Sainte-Victoire, en mai, c’est Annecy… « Avec des collègues, on se fait des petits week-ends de courses sympas, on voit de beaux paysages, on est en agréable compagnie et on fait de beaux efforts. » C’est que ces petites balades peuvent atteindre 80, voire 100 km. Ainsi, même dans ses loisirs, zéro carbone, le secrétaire de notre Amap est écolo jusqu’au bout des ongles. On peut donc bien dire sans se forcer que Gilles est quelqu’un qui ne rate pas une occasion de « faire sa part », au sens Colibris de l’expression.

dimanche 19 avril 2015

Canistrellis corses

Recette proposée par Annie Stagliano, photo de Joseph.

     250 g de farine
     100 g d sucre
     1/2 paquet de levure
     60 g d’huile d’olive 
     100 g de vin blanc*
     2 c. à s. de graines d’anis vert ou 1 zeste de citron

Mélanger farine, levure, sucre, faire un puits, y verser l’huile, le vin blanc et les graines d’anis ou le zeste râpé.
Mélanger grossièrement sans pétrir (commencer à la fourchette puis amalgamer à la main), étaler au rouleau sur 1 cm d’épaisseur environ (en farinant légèrement si ça colle), couper en forme de losanges. Éventuellement, les saupoudrer de sucre.
Préchauffer le four th 6 (180 °C), y enfourner les canistrellis 15 à 20 min en surveillant sur la fin (ils sont cuits quand ils sont légèrement dorés).

* Avec 120 g, ils seront plus tendres, mais difficiles à couper…

samedi 18 avril 2015

Velouté aux bons légumes de Richard

Recette proposée par Annie Stagliano, photos de Joseph.

     2 échalotes
     400 g de radis noirs
     250 g de pomme de terre
     1 navet (facultatif)
     100 g d’épinards ou de vert de blettes
Laver les légumes, brosser les radis noirs sans ôter la peau, éplucher et émincer les échalotes ; couper en dés les pommes de terre épluchées, les radis, et éventuellement le navet ; pour la décoration, garder quelques rondelles de radis ou en râper un petit morceau. Couper épinards ou blettes en lamelles.
     15 g d’huile
     500 ml d’eau
     1 cube de bouillon de poule ou de légumes
Faire chauffer l’huile dans une casserole, y mettre à revenir (dans l’ordre) échalotes, radis, pommes de terre et navet. Ajouter la verdure avec l’eau et le bouillon ; laisser cuire à feu moyen environ 20 min.
Mixer et servir avec les rondelles de radis noir ou le râpé parsemés sur le dessus.
     Huile d’olive, crème fraîche, crème de soja

Chacun ajoutera dans son assiette crème fraîche, crème de soja ou huile d’olive, à son choix…



mercredi 8 avril 2015

L'éducation populaire selon Franck Lepage

photo Daniel Jourdanet

À celles et ceux qui ne le connaissent pas, je voudrais présenter Franck Lepage dont les conférences gesticulées sont un vrai régal pour le rire et, en même temps, pour la réflexion.
Il était entré dans la culture populaire poussé par sa nature « anarco-libertaire » et en avait si bien intégré la novlangue qu’il aurait pu y faire carrière… Mais son désir d’éducation populaire s’y est trouvé bien contrarié, et il a tout lâché pour fonder une scoop, Le Pavé, où il a initié ces fameuses conférences gesticulées, à la fois spectacles d’humoristes et vraies présentations d’une situation.
Je vous propose deux courts extraits vidéo. Le premier sur l’eau en bouteille, et le second sur la bonne façon de manier la langue de bois. Plus, à la suite, quelques adresses où le retrouver. Mais s’il vous intéresse, de nombreuses vidéos sont à voir sur YouTube et les moteurs de recherche proposent plein de pages qui lui sont consacrées.
mlb









« De l’éducation populaire à la domestication par la “culture” », un article de Frank Lepage dans le Monde diplomatique :

« Franck Lepage. Coluche bourdieusien », un joli portrait de l’artiste dans Libération :

Le site de la scoop Le Pavé :